Entre-deux avec Slem Dewitt Menyard

 

Bonjour Slem, tu sais que tu n'as laissé que des bons souvenirs ici ?

SDM : Tours a occupé et occupera toujours une place à part dans ma vie et dans mon coeur.

 

Combien d'années as-tu porté les couleurs de Tours?

SDM : J'y suis arrivé pour la saison1968-1969, à l'age de 24 ans, j'y suis resté à jouer et entrainer des jeunes sous les mêmes couleurs (même si l'équipe a changé de nom) jusqu'en 1983, donc pendant 15 ans.

 

Quels sont tes meilleurs souvenirs de l' époque? J'imagine qu'il y en a plusieurs...

SDM : J'ai énormément de bons souvenirs liés à ce temps là. Les moments les plus émouvants pour moi se sont passés en 1976, lorsque pour la première fois dans l'histoire du basket à Tours,l'ASPO a remporté le titre de champion de France. Puis, quand elle a affronté le Cinzano Milan àTur

in pour la finale de la Coupe d'Europe, et qu'un train entier de supporters a été constitué pour venir nous soutenir dans l' épreuve.Ce jour-là était doux et amer car malheureusement nous avions perdu.

 

As tu gardé des amis en Touraine? Revois tu parfois tes anciens coéquipiers ?

SDM : Chaque fois que je reviens en vacances en Touraine, je revois d'anciens coéquipiers avec grand plaisir, et aussi beaucoup d'anciens supporters avec toujours autant de joie.C'est un peu de notre jeunesse que nous revivons avec fierté, mais je ne vis pas uniquement dans le passé.

 

Que penses tu du niveau de basket pratiqué en France en Nationale 2 aujourd'hui ?

SDM : Je suis toujours le basket aussi bien aux USA qu'en France, et maintenant que je suis revenu en France pour au moins deux ans, je suis très heureux de le suivre d'encore plus près, et l' équipe du TJB en particulier. Je n'ai pas encore eu l' occasion d'assister à suffisamment de matchs en Nationale 2 pour bien en apprécier le niveau, mais j' ai hâte de combler cette lacune!

 

Quelles principales différences vois tu dans la formation des joueurs aux USA et en France ?

SDM : Les différences dans la formation et la réussite de n'importe quel joueur, américain ou français, résident principalement dans la présence ou l' absence de la pratique régulière des fondamentaux du jeu. C'est une carence assez généralisée aux USA au contraire de la France. C'est ce qui explique pourquoi des bons joueurs, formés en France,tels que Tony Parker et d'autres sont reconnus et réussissent aux USA. J'espère que les entraineurs français continueront à souligner la nécessité des fondamentaux dans la formation des joueurs, ce qui évitera une baisse générale du niveau pratiqué comme cela s'est produit aux USA. J'imagine que les entraineurs américains commencent à en prendre conscience.

 

N'as tu jamais été tenté par une reconversion en tant que coach ?

SDM : Le métier d'entraineur n'est pas simple et bien différent de celui de joueur. Moi-même, j'ai connu beaucoup de satisfaction, quand j' entrainais des jeunes joueurs à Tours, et plus de désillusions quand j'ai entrainé l' équipe de Saint Etienne, deux saisons. Tout dépend du niveau de confiance entre tous, particulièrement avec les dirigeants. Personnellement, je peux toujours prodiguer des conseils et des encouragements, mais je ne désire pas redevenir entraineur.

 

Quels sont tes hobbies aujourd'hui Slem ?

SDM : Je veux avoir le temps de m'occuper de d'autres passions que le basket : La cuisine, la dégustation des vins, les amis, la famille.

 

Sache en tout cas que tu seras toujours le bienvenu à Marcel Cerdan et que la Touraine fourmille de bons plans pour un grand gourmet comme toi. Merci pour cet entretien Slem et à bientôt.

Par JLA, le 04/10/07